Pour un premier billet, autant commencer par quelque chose qui en impose. Histoire de mettre les pieds dans le plat et de vous mettre l’eau à la bouche. Car ce restaurant là, vaut le détour croyez-moi.
Tout d’abord, avant de vous faire entrer, parcourons son histoire. Construite en 1512 la Maison du “Vieux Paris” fut la demeure d’un Chanoine, un des Papes d’Avignon, Clément VIII. Une adoration en appelant une autre, en 1723 elle fut vendu par l’Evêché pour devenir un bar à vin. Approchez-vous de la grille d’entrée vous apercevrez le passage du temps et des buveurs séculaires..non je plaisante, mais notez que cette fameuse grille est inscrite à l’inventaire des Monuments Historique. Comme quoi, l’alcool mène à tout ! (je tiens tout de suite à précisez la mention légale : l’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération. Et surtout consommez du bon!!)
Enfin, depuis ce changement de confession, il est désormais l’un des plus anciens restaurants parisiens car il n’a pratiquement jamais changé d’activité depuis 1723. Précisons aussi que la maison voisine abrite toujours l’évêque de Paris et ou y demeure le Chanoine de Notre Dame….
Mais revenons à nos moutons. Le “Vieux Paris” est donc un restaurant qui vaut la peine de franchir sa grille. Ne traînez pas les pieds, installez-vous à une de ses tables foisonnantes. Le cadre un peu chargé par la décoration et le poids des siècles passés pourraient paraître décalés et guindés mais la chaleur de l’accueil effacera tout cela. Car ici, le pourpre est le fil rouge du cadre. Prenez place et vous observez un lieu atypique, comme on en retrouve de moins en moins dans notre capitale. Souvenez de l’historique et n’oubliez pas que vous êtes sur l’Ile de la Cité. Partout ou vous poserez vos yeux, je suis sûr que vous serez émerveillé au point d’avoir ce petit sourire au coin des lèvres…
Et question sourire, avec votre hôte vous serez servi! Ici point de protocole, vous êtes reçu comme chez un vieille ami, il vous fais prendre place et vous glisse deux, trois mots emplis de plaisanterie et de bonne humeur. Une fois que votre regard s’est acclimaté au cadre et à tous ses objets d’antan (est-que le Chanoine du XVIeme siècle aurait prié devant cet autel en bois?) le voilà qui revient vers vous avec la carte. Le choix doit être réfléchis et concerté. Car ici il s’agit de spécialités Aveyronnaises et deux, trois explications du Maître valent leurs pesants d’Or. Car si je vous parle de Coufidou d’Aubrac, ça ne va peut être vous parler tout de suite… (désolé pour les puriste mais il s’agit d’une sorte de daube avec ses pommes de terre nageuses, un régale!!!)
Enfin ue fois que vous aurez fait votre choix parmi tous ces mets, les choses sérieuses commencent : le choix du vin! Et là si vous avez un doute, une question, vous pourrez le choisir directement dans la cave situé sous l’escalier. Les prix sont affichés au dessus des caisses remplis de bouteilles, à vous de les soupeser, d’observer l’étiquette et de faire votre choix suivant vos envies et votre budget.
Lorsque les plats arrivent c’est toujours dans la bonne humeur et il semble régner ici une certaine joie de vivre. Qui se transmet de table en table,. Alors que se soit entre amis, en amoureux ou pour impressionner vos collaborateurs, poussez la porte et voyager dans le temps avec de la bonne chaire!
En partant n’oubliez de lever les yeux vers les cieux ainsi que sur la décoration florale et végétale peu ordinaire qui caractérise encore un peu plus le lieux : une glycine de 7m de haut par 22m de long (j’ai mesuré, je vous assure…). Profitez encore un instant des pavés et de ce mélange médiévale au coeur de Paris, car oui, ici vous étiez bien “Au Vieux Paris”…
Monsieur le Conte